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Le blog de la fédération de la Vendée des associations de protection de la nature et de l'environnement.

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Méthaniseur de Coëx : des pollutions et nuisances multiples depuis trop longtemps

Les installations du méthaniseur (fermenteurs et silos), et le thalweg de la Belle-Eau en contrebas (Google Earth).

Les installations du méthaniseur (fermenteurs et silos), et le thalweg de la Belle-Eau en contrebas (Google Earth).

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FNE Vendée et le CPNS saluent la décision qu’ont prise à l’unanimité les élus de l’Agglomération en demandant la fermeture administrative du méthaniseur de Coëx géré par la société MB2F.

Pollutions et nuisances

Depuis 2022, les riverains constatent des pollutions récurrentes du ruisseau Belle Eau qui se jette dans le fleuve « la Vie », se plaignent des odeurs nauséabondes et de la circulation incessante de tracteurs et même de semi-remorques pour apporter des intrants ou évacuer du digestat sur des routes non adaptées à ce genre de véhicules et compromettant la sécurité des autres utilisateurs (piétons, cyclistes, …).

Un peu d’histoire

Cette installation voit le jour en 2019 en bénéficiant de la procédure de la déclaration simplifiée, compte tenu de la quantité d’intrants s’établissant à hauteur d’environ 24 tonnes/jour de matières agricoles et végétales. En 2022, ayant décidé d’augmenter ce volume à 77 tonnes/jour et d’agrandir ses installations, le gérant de la société obtient de la préfecture le changement de régime du méthaniseur, passant désormais par la voie de l’enregistrement. En application de la réglementation, un nouvel arrêté préfectoral renforce alors les prescriptions qu’il doit respecter.

Des mises en demeure sans résultat

Par la suite, plusieurs contrôles opérés par la police de l’environnement (inspection des installations classées, Office français de la biodiversité) mettent en évidence une pollution chronique des eaux et du milieu naturel, résultat d’une gestion fautive du site, et particulièrement du stockage mal maîtrisé des intrants et du digestat. A plusieurs reprises (mars 2023, novembre 2024 et avril et juillet 2025), le préfet enjoint le gérant de mettre en conformité ses installations, sans guère de résultat à ce jour.


 

La balle est plus que jamais dans le camp de l’Etat, à qui il incombe de mettre rapidement fin à cette situation de pollution chronique qui n’a que trop duré. Au delà des mises en demeure sans effets, c’est une réaction ferme qui est attendue de la part de l’État, avec la fermeture administrative de ce site.

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